Ligue contre le cancer 13 MARS BLEU 2026
26 février 2026
Actions de communication Actions de prévention Événements et manifestationsCancers du col utérin, du vagin et de la vulve chez la femme, du pénis chez l’homme, cancer de l’anus et de l’oropharynx chez les deux sexes, etc. Les papillomavirus humains peuvent causer de nombreux cancers. Être vacciné contre ces virus est donc indispensable pour les filles comme pour les garçons ! Chaque année, environ 6 400 cancers diagnostiqués sont liés aux HPV (hommes et femmes), dont 3 160 nouveaux cas de cancers du col de l’utérus. Environ 1 100 femmes en meurent chaque année, un nombre en augmentation.
HPV est l’abréviation anglaise de « Human Papillomavirus » (papillomavirus humain). Il s’agit d’une famille de virus sexuellement transmissibles très communs. Chacun, peu importe son sexe, son genre ou ses préférences sexuelles peut y être exposé. Il se transmet par contact des muqueuses ou de la peau.
Ce virus est très transmissible et particulièrement contagieux, de plus dans la majorité des cas sa transmission est silencieuse et sans symptômes. Une étude parue dans The Lancet en aout 2023 recherchant la fréquence de ces virus dans la population masculine montrait que la prévalence de ces virus est « élevée » chez les hommes de plus de 15 ans. Et qu’elle serait très élevée parmi les jeunes adultes, atteignant un pic entre 25 et 29 ans (près d’un tiers) et se stabilisant ou diminuant légèrement par la suite.
Près de 80 % des personnes seront infectées par le HPV au cours de leur vie, mais dans la plupart des cas, cette infection sera sans conséquence. Il existe plusieurs types de HPV, mais seuls une douzaine sont dits « à haut risque » et oncogènes, c’est-à-dire pouvant provoquer des cancers. Ainsi, le plus souvent, l’infection est asymptomatique et disparaît rapidement grâce à notre système immunitaire. Dans 90 % des cas, le virus aura disparu dans les 2 ans suivant la contamination. Les anomalies qu’ils auront pu provoquer au niveau des cellules disparaîtront également. Dans les 10 % des cas restants, l’infection persiste et peut entraîner, plusieurs années plus tard, des lésions précancéreuses à différents endroits. Là encore ces lésions peuvent disparaitre spontanément ou être traitées. Mais dans un nombre plus restreint de cas les lésions précancéreuses peuvent évoluer vers différents types de cancers : le cancer du col de l’utérus, de l’anus, du pénis, du vagin, de la vulve et de l’oropharynx (gorge, amygdales et base de la langue). L’infection par les « sous-types oncogènes n’est pas toujours suffisante pour aboutir à une dysplasie/ lésion précancéreuse ou un cancer. D’autres facteurs peuvent y participer, comme le tabagisme, un terrain médical immunodéprimé ou des facteurs génétiques.
Chaque année en France, plus de 6 400 nouveaux cas de cancers sont causés par les papillomavirus, et environ près de 3 000 de ces cas sont des cancers du col de l’utérus.
Certains types de HPV (6 et 11) peuvent causer des condylomes, de petites verrues sur les organes génitaux, le périnée et l’anus. Ils sont parfois également présents dans la bouche, l’urètre, le vagin ou sur le col de l’utérus. Les condylomes se manifestent parfois plusieurs années après la contamination et ne sont pas toujours visibles à l’œil nu. Lorsqu’ils le sont, ils peuvent être plats, surélevés en forme de crêtes de coq, de couleur rosée ou grisâtre. Ils entraînent parfois des démangeaisons ou des saignements lors des rapports sexuels. Ils sont transmissibles et touchent plus de 100 000 personnes chaque année.
Pour prévenir le cancer du col de l’utérus et les condylomes, un vaccin est proposé dès l’âge de 11 ans.
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